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Compte rendu année 2006

 

Activités spectacles et animations

Poursuivant les rendez-vous contes à la MJC haut du lièvre jusqu’au mois de mai, avec des spectacles plus précis, plus « écrits », le collectif a tour à tour invité à découvrir en janvier « Cette Afrique qui nous regarde » avec des contes africains parlant de l’homme blanc ou s’adressant directement à lui, puis des contes Chinois tirés des anecdotes de l’étrange de Pu Songling (mars), puis en avril un spectacle pour enfants de contes maliens accompagnant une exposition consacrée à l’Indigo, et une semaine plus tard, les « contes de Canterbury » de Chaucer, et enfin des contes d’Amérique latine en mai. Ces projets ont beaucoup apporté au collectif, et à la fin de cette saison, tous les membres s’accordaient pour reconnaître à quel point cette scène et ces rendez-vous réguliers leur a permis de grandir, de faire leurs armes. Cependant, l’accord financier passé avec la MJC sur ces interventions permettait à peine de couvrir le défraiement des artistes ainsi que les efforts de communication développés pour chaque rendez-vous. Certains membres du collectif étant sur le point de passer complètement professionnels, et les rapports avec les référents nous accueillant devenant routiniers et n’évoluant pas vers des pentes motivantes, la collaboration n’a pas repris à la rentrée de septembre, avec en point de mire, une possible venue durant la saison pour un spectacle que la MJC nous achèterait.

Les dîners-spectacles au Restaurant le Villeroy ont de leur côté continué, avec 7 rendez-vous réalisés, permettant d’avancer dans la découverte et le partage des contes des 1001 nuits et d’atteindre la conquête d’un quart de l’œuvre.

Quelques interventions ont encore été réalisées pour des associations caritatives (Aidons Badou, Ti Piment) à l’occasion de soirées de gala, d’auberge de la parole (MJC Beauregard), de soirée pour la lutte contre l’épidémie de Chykungugna, pour l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage, pour les 40 ans de l’association Familles rurales d’Art sur Meurthe, ou en dîner-spectacle avec contes africains au restaurant le Griot. Mais passé juin, le collectif a tiré un trait sur ce réseau qui en demande plus qu’il ne donne (leçons tirées après quelques expériences d’accompagnement avec aide à la communication prêt de matériel et aide à l’organisation, et de trop rares reconnaissances en retour) et avec lequel il était impossible de rémunérer des artistes. Le changement de réseau a occasionné un petit creux d’activité entre octobre et décembre avec seulement quelques animations et contrats permettant rarement la participation de tout le collectif (Hudiviller, forum santé à Laxou).

Le collectif a poursuivi ses spectacles et animations auprès du public handicapé, avec des dîners spectacles présentés dans deux Foyers CAT (Saint Max et Heillecourt), et une animation dans le FAM Michelet au Haut du lièvre, à chaque fois par l’intermédiaire de l’ASLV. Un spectacle a pu également être présenté aux enfants du centre les Muscaris, de l’ADAPEI d’Oyonnax (octobre). De plus, le collectif a présenté pour la première fois une animation sans contes (juste musique et danse) à l’EEP J-B Thiéry de Maxéville.

Comme chaque année, le collectif aime la bougeotte, et il a pu organiser cette saison une petite tournée d’une semaine en Slovaquie fin Mars. Avec quatre rendez-vous dans trois villes différentes, les artistes ont pu tour à tour découvrir Zilina, en participant au festival de films africains francophones et réalisant deux spectacles de contes africains en lien avec deux films projetés (Le prix du pardon, Abouna), puis Kocise, grande ville de l’est du pays, en participant au festival de la francophonie, puis enfin Presov, en jouant pour un groupe d’étudiants en Français. L’expérience a donné des envies de voyages aux artistes, qui sont revenus en France avec une nouvelle expérience cohésive.

Un autre voyage a été tenté dans l’Hérault, dans la même idée que celui réalisé en 2005 en Bretagne, avec en projet des contes d’intervention dans les rues et places de Montpellier, dans des campings de la côte et dans des villages des Cévennes. Au final, étant logés en bord de mer, dans un confortable appartement grâce à Stéphanie, avec une assez haute température extérieure, les motivations ont peu à peu fondues, et l’activité du collectif s’est résumée par quelques démarches tardives, deux timides tentatives dans les rues de Montpellier, et un dîner-spectacle commençant sur la plage et terminant dans l’appartement à l’attention de la famille de Stéphanie, en remerciement de la mise à disposition de l’appartement. Cependant, cette semaine a permis aux membres du collectif de faire le point sur leurs projets, sur leurs volontés d’évoluer, et de lancer les premières bases d’un nouveau spectacle plus travaillé et plus fixé, où chaque artiste inviterait les autres dans son monde, où le mime et le chant s’ajouteraient au format habituel de conte, musique et danse, où chacun incarnerait un personnage, et où le conte s’inviterait dans le théâtre par la porte du cabaret…

Durant cette année, le collectif a commencé à fonctionner à plusieurs vitesses, avec une multiplication des interventions solitaires de Guillaume (une quinzaine, essentiellement entre juillet et décembre), ou accompagné d’un seul musicien (7 animations). Mais sur un total d’environs 55 spectacles et animations, le collectif aura tout de même joué une trentaine de fois ensemble ou à trois. Enfin, l’association a commencé à embaucher les artistes cette année, en obtenant un numéro SIRET et en s’inscrivant auprès du GUSO. Le premier contrat a été signé au mois de novembre avec Olivier (animation du forum santé à Laxou). Jusqu’ici les artistes étaient embauchés par d’autres associations, en majorité par Nittachowa et le comité du pays de Nied (Jean Louis Hippert).

Le collectif a eu le plaisir en octobre de souhaiter la bienvenue à Chyc qui revenait enfin en France et se mariait. Guillaume a été chargé d’animer son mariage, avec le concours de Romain et Stéphanie, ce qui a donné l’occasion à Chyc d’être invité sur scène et de conter à nouveau bien accompagné. Ce retour n’a cependant pas donné lieu à d’autre spectacle avec lui durant 2006, étant retourné au Gabon pour affaires.

 

Projet "Faites Vibrer!"

L’association a continué à donner au collectif PHILODART la mission d’ambassadeurs de l’animation auprès du public inadapté. Les artistes ont réalisé cinq spectacles et animations dans des structures d’accueil spécialisées. Ils parlent toujours autour d’eux de cette cause, mais ont rencontré un nouveau frein à leur démarche dans le courant de l’année : la professionnalisation de certain d’entre eux les a amené à envisager des tarifs qui ne sont plus accessibles pour les structures d’accueil spécialisées : celles-ci pourraient à la limite accueillir un artiste professionnel pour une animation, avec du coup des stimuli plus pauvres que ce qu’apporte la formule contes musique et danse. Devant cette question de moyens risquant de réduire considérablement les capacités d’intervention, il a fallu trouver une solution.

Le problème s’est précisé lorsque Guillaume et Olivier sont allé démarcher auprès de maisons de retraites, où les responsables d’animation ont réservé un accueil plutôt frais aux propositions de formules à quatre ou trois. Il s’agissait de leur côté d’une simple question de moyens financiers, sachant que pour l’association le but premier était de proposer des animations accessibles (tout en pouvant rémunérer ses artistes ou au moins les défrayer), et stimuler les structures à accueillir régulièrement des artistes. A donc été convenu que lorsque les structures se révélaient avoir des moyens limités et faire preuve des meilleurs volontés pour stimuler ses résidents, pouvait être pratiqué un tarif d’animation spécial, divisant par deux le tarif habituel. Avec cette concession, l’engagement possible au niveau amateur, a pu être poursuivi par les artistes qui devenaient professionnels, en n’étant payé qu’une fois sur deux animations.

Sur le site Internet du collectif PHILODART, Guillaume a placé un texte écrit à défaut de rédiger un livret de communication. Ce texte situé sur le lien « L’esprit PHILODART », invite tous ceux qui le lisent à envisager de rencontrer le public inadapté. Un « livre d’or » a été placé en fin de page afin de permettre aux visiteurs du site de réagir. Le but est de dédier cette page à y mettre peu à peu des comptes rendus d’expérience, des conseils, dans l’esprit qu’aurait eu le livret, mais avec les moyens du bord, du moins en attendant que des fonds possibles se libèrent pour arriver à un format d’édition. Mais le site Internet n’étant presque plus mis à jour par Chyc toujours au Gabon puis préoccupé par son mariage, il a été très difficile de réaliser des avancées dans ce sens.

Enfin l’association a poursuivi son soutien à l’atelier chorégraphique les Maloupagaiste, animé par Stéphanie, en assurant la régie son et lumière et en prêtant des éléments de décors pour leur grande représentation dans la salle des fêtes de Vandoeuvre lès Nancy.

 

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